dimanche 11 août 2013

Macro-biotique.

Rien à voir avec le ''zen macrobiotique'' du japonais Georges Ohsawa qui fonda ce mouvement dans les années 60 et qui semble toujours avoir des adeptes dans quelques contrées ardéchoises bien isolées... Ce japonais, pour mémoire, remit à jour le célèbre principe philosophique oriental du Yin et Yan. Ce contraste résume l'origine du monde et sa matérialité et il le décrie comme des forces qui s'attirent et se repoussent, qui interagissent entre elles et modèle tout corps, toute chose. Le Yang est la force centripète, force de contraction, de constriction, de pression, de cohésion. Yang produit le son, la chaleur, la lumière, des radiations rouges, l’activité, ce qui est sec, lourd, dur, les formes ramassées, trapues ; alors que le Ying est la force centrifuge, force d’expansion, de dilatation, de dilution. Yin est source du silence, du froid, de l’obscurité, produit les radiations violettes, la passivité, ce qui est léger, mou, les formes élancées, verticales.
Toutes choses est équilibrées en elles mêmes, tout est une question d'alchimie des proportions. Et justement, proportion et alchimie des couleurs et de la lumière sont bien à la base des principes premiers de la photographie. Comme son étymologie l'indique clairement la photographie ''c'est peindre avec de la lumière'' : le préfixe « photo- » qui procède de la lumière, qui utilise la lumière ; le suffixe « -graphie » qui écrit, qui aboutit à une image. L'art de la photographie est de capturer la bonne mesure, la bonne dose de lumière, de trouver le subtile mélange de Lumen ( l’unité dérivée du système international utilisée pour le flux lumineux, ou puissance lumineuse pour que le Ying et le Yang s'accordent.



vendredi 9 août 2013

Horizon (pas si lointain).





Les Alpes depuis Les Valadous, La Chavade.
















Le coeur essoufflé, après quelques heures de marche nocturne nécessaires à la contemplation matinale d'un spectacle connu de tous, presque banal ; et pourtant, oh combien sublime pour celui qui peut encore percevoir l'horizon et ses messages.  
Apercevoir l'horizon, là haut perché, aux premières lueurs de l'aurore, c'est un peu comme lire les détails du monde et son immensité devant l'immensité de ses détails.
Entre spleen, beauté symbolique et perspectives radieuses, le soleil se lève, chauffe et brûle nos corps pour que l'âme s'en éveille, une éternelle naissance.

mercredi 7 août 2013

Quatre saisons et un poison.




Quatre saison dont un poison.

Elle se lève doucement, embaume de ses secrètes saveurs,
Le résident qui comprend qu'il est l'heure des fleurs.
Puis, peu à peu ,elle affronte la plèbe accourant,
Qui lui transperce l'âme devant les cris perçants,
Enfin garrigues et maquis soufflent un temps, 
et tapissent le sol de feuilles, nonchalant,
De haut en bas un voile neigeux 
se couvre sur elle. Heureux.
L'Ardèche.










Couleurs sur ton


Couleurs de tons et tons de couleurs, 
Emplit les coeurs de sueurs, 
Passe par le chemin tortueux, 
Des ondes et des cieux.

Couleurs et merveilles, 
Vie et renaissance, 
Coucher de soleil vermeil,
Pour être en présence,

Des sulfureux rayons pénétrant le corps, 
De celle qu'on adore.