Rien à voir avec le ''zen macrobiotique'' du japonais Georges Ohsawa qui fonda ce mouvement dans les années 60 et qui semble toujours avoir des adeptes dans quelques contrées ardéchoises bien isolées... Ce japonais, pour mémoire, remit à jour le célèbre principe philosophique oriental du Yin et Yan. Ce contraste résume l'origine du monde et sa matérialité et il le décrie comme des forces qui s'attirent et se repoussent, qui interagissent entre elles et modèle tout corps, toute chose. Le Yang est la force centripète, force de contraction, de constriction, de pression, de cohésion. Yang produit le son, la chaleur, la lumière, des radiations rouges, l’activité, ce qui est sec, lourd, dur, les formes ramassées, trapues ; alors que le Ying est la force centrifuge, force d’expansion, de dilatation, de dilution. Yin est source du silence, du froid, de l’obscurité, produit les radiations violettes, la passivité, ce qui est léger, mou, les formes élancées, verticales.
Toutes choses est équilibrées en elles mêmes, tout est une question d'alchimie des proportions. Et justement, proportion et alchimie des couleurs et de la lumière sont bien à la base des principes premiers de la photographie. Comme son étymologie l'indique clairement la photographie ''c'est peindre avec de la lumière'' : le préfixe « photo- » qui procède de la lumière, qui utilise la lumière ; le suffixe « -graphie » qui écrit, qui aboutit à une image. L'art de la photographie est de capturer la bonne mesure, la bonne dose de lumière, de trouver le subtile mélange de Lumen ( l’unité dérivée du système international utilisée pour le flux lumineux, ou puissance lumineuse pour que le Ying et le Yang s'accordent.

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